La manipulation insidieuse dans la divulgation des mails de J.Epstein
- 8 févr.
- 3 min de lecture

Pour certaines personnes, la divulgation des mails de J.Epstein serait une mise à disposition publique afin de nous habituer et de nous rendre ainsi insensibles à toutes ces horreurs.
En réalité, il ne s'agit pas d'insensibilité, mais plutôt d'attraction, de surconsommation.
Une des intentions principales est la surstimulation des centres inférieurs de l'humain afin de lui faire vivre, à travers des récits et des images choquantes, des décharges d'adrénaline et de dopamine qui le rendent accro à ces sensations extrêmes, le poussant ainsi à vouloir se remplir toujours plus de sensationnel.
C'est le même mécanisme qu'avec les films d'horreur : lorsque l'on en regarde plusieurs, des hormones sont libérées par le cerveau, notamment :
Cortisol : Hormone du stress, libérée lors de la montée d'adrénaline et de l'excitation émotionnelle.
Dopamine : Hormone du plaisir, libérée après la montée d'adrénaline et la libération de cortisol, produisant un sentiment d'euphorie.
Endorphines : Hormones du bien-être, libérées après la montée d'adrénaline et la libération de dopamine, produisant un sentiment d'euphorie et de détente.
Le fait de regarder un film d'horreur dans un cadre sécurisé et rassurant renforce les phases de montée de dopamine et d'endorphines.
On observe déjà ce phénomène avec l'engouement pour les true crimes, devenu du pur divertissement, où les gens se détendent avec des histoires sordides à travers une surconsommation de contenus intense émotionnellement.
Cela me fait penser aussi aux jeunes enfants et adolescents qui sont confrontés à des images pornographiques, que je mets dans le même sac que les films d'horreur tant les images sont violentes de façon explicite ou même implicite.
Il y a d'abord un choc psychique de dégoût, mais qui crée une attraction et vient stimuler la corde du désir inférieur.
Le fait de regarder quelque chose d'interdit, de tabou, renforce encore plus l'attraction entre danger (car on fait quelque chose d'interdit) et plaisir d'avoir franchi ce seuil, et cela crée une addiction à cette sensation d'adrénaline.
En se nourrissant de ces informations, l'humain ne se rend pas compte à quel point ces centres inférieurs vivent une surstimulation et le plongent dans une addiction silencieuse à vouloir toujours plus d'images, d'informations pour vivre ces états de peur qui font monter l'adrénaline, mais comme la consommation d'informations se fait dans son lit, dans son canapé, chez soi, au chaud, la dopamine, l'effet de plaisir et de satisfaction, prend le dessus. Et ainsi, un mécanisme, non pas d'insensibilité, mais d'attraction perverse envers ce genre d'histoires, se développe et vient peu à peu nourrir, gangrener l'inconscient.
Il ne s'agit pas de rejeter les informations, mais d'être pleinement conscient des espaces que cela vient nourrir en nous et par lesquels on va curieusement, à la rencontre, se remplir de tout cela.
Seul l'espace du cœur, du centre, peut réellement entrer en contact avec ces informations, car sinon on devient facilement manipulable.
Soit on est sidéré, impuissant, abattu, soit on développe une addiction insidieuse à se nourrir toujours plus de glauque jusqu'à la bascule totale.
Apprendre à s'observer, sentir les espaces en soi qui se nourrissent de quoi, de comment et à quelle fin, telle est notre mission personnelle pour ne pas nourrir en soi la bête insatiable semblable à un Ogre vorace.
Le travail d'honnêteté intérieure est sûrement le plus dur, mais le plus louable :
« Connais-toi toi-même et tu connaîtras l’univers et les dieux ».
C'est par cette voie de mise en lumière intime, quotidienne, qu'en chacun la présence de Dieu se révélera.
Jade Rosenbaum
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