Enseignement : faire mourir la forme
- 21 juin
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« Tout ce qui reste stationnaire à un certain degré psychique ou spirituel est voué à dégénérer progressivement.
On peut dire, par exemple, que le Sphinx, dès l'instant où sa forme s'est fixée, a commencé à dégénérer ; que cette forme est devenue peu à peu une sorte de caricature d'elle-même. »
Dans cet extrait d'une conférence de Rudolf Steiner, il nous est partagé l'importance de l'impermanence et l'acceptation de voir nos représentations changer au fil de l'évolution, de la migration de la conscience.
Au fil des siècles, nous avons pu constater que le visage, le nom, les formes des Dieux, des archétypes ont vécu des métamorphoses. À chaque ère, on accepte de voir mourir les représentations pour s'ouvrir aux nouvelles formes adéquates avec les influences cosmiques de l'ère qui s'installe.
Nous avons pu le voir avec les représentations de la Mère divine : autrefois, nous avions de nombreuses figures de la Déesse Mère présentées sous les traits d'un corps nu, opulent, fertile, associé à la nature, au règne animal, car cela était nécessaire pour que la conscience s'ancre dans la matière.
Puis, avec l'ère du Poisson, où l'homme fut appelé à effectuer un retournement intérieur, notamment pour y éclairer sa psyché, la figure de la Mère Divine se présente à ce jour sous les traits de la Vierge Marie, qui, avec son voile, sa posture en prière, appelle à contacter ce principe de la Mère dans l'intériorité.
Seulement, si l'humain s'attache à ces représentations au point d'en faire une finalité, comme avec la figure de Jésus qui est venu exprimer le Christ, il nourrit lui-même, sans s'en rendre compte, la dégénérescence, l'involution. Car en s'accrochant à l'image, à la forme, il s'emprisonne et freine en lui l'évolution que suit la conscience, qui à ce jour s'éthérise doucement en la nouvelle ère du Verseau.
Sur la voie initiatique, il est important d'accepter à un moment de sacrifier ces représentations pour aller au-delà, au cœur, afin de toucher au principe vivant qui, lui, est immuable mais qui, selon le palier à intégrer pour la conscience, peut se présenter sous de multiples formes.
On le voit à l'échelle de notre société : nous vivons dans un monde qui veut vivre tout en restant figé, c'est le syndrome de l'appareil photo. Les gens veulent rester attachés à un physique bien précis, dans une représentation que l'on va chercher à fixer avec des produits, par peur de se voir changer.
Même pour ce qui est du climat, dès que celui-ci change de dynamique, alors cela veut dire que ce n'est pas normal. Mais l'humain doit comprendre que la vie est mouvement, impermanence, et que tant qu'il restera accroché à vouloir figer ce qu'il connaît, alors il contribuera inéluctablement à sa propre dégénérescence.
Il suffit de voir certaines forces involutives : par peur de se voir changer, évoluer, elles font tout pour maintenir l'homme prisonnier de ses structures archaïques.
Au-delà de la forme, revenez par l'intégration du mouvement à l'essence afin d'incorporer et communiquer avec le principe source vivant et vibrant.
Cette nouvelle pratique de communion avec le monde de la forme permet ainsi de s'harmoniser et soutenir l'éthérisation en cours.
Jade Rosenbaum 🌹
Partage en lien avec le live d'hier soir dans le live du cercle de l'AthanOr😇
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