top of page

Marie-Madeleine en vérité, en principe au delà du fantasme

  • 13 févr.
  • 3 min de lecture


Qu'il est tentant, séduisant d'aller à la rencontre de Marie-Madeleine à travers les représentations, les projections fantasmées qui viennent stimuler notre personnalité, notre sentimentalité. Et ce, surtout lorsqu'elle devient l'étendard, la figure de proue du féminin blessé qui aurait besoin de se revendiquer, de s'imposer pour se dire exister, se légitimer.


Seulement, il est temps de mourir de l'illusion dans laquelle notre monde de l'image a tendance à l'enfermer, car beaucoup se perdent dans une approche purement esthétique, d'apparat de surface qui vient renforcer leur personnage et ainsi les éloigne du principe vivant, vibrant que l'apôtre des apôtres est venu incarner.


Pour beaucoup, Marie-Madeleine est devenue un costume, une posture extérieure pour guérir maladroitement un sentiment d'injustice.

Lorsque le féminin blessé, va à la rencontre de Son histoire, il perçoit de façon déformée sa mise sous silence dans l'histoire et nourrit l'illusion que certaines forces ont voulu nous priver de Sa puissance.


Pourtant, le plan au-dessus du plan a ordonné cette occultation, car dans un monde qui ne fait que s'enliser toujours plus dans l'image, la surface, la forme, l'apparence, le bruit extérieur, plus que jamais Marie-Madeleine est venue rappeler la puissance, non pas de l'affirmation de la personnalité, de la volonté personnelle, mais la puissance du silence pour enfin entrer en écoute de la volonté supérieure afin de se mettre pleinement à son service.


Dans l'écrit apocryphe de Marie-Madeleine, elle rapporte des enseignements du maître Jésus évoquant un processus initiatique pour l'âme qui se termine par cet enseignement :


"« Je vais au Silence ». Après avoir dit cela, Marie se tut. C’est ainsi que le Maître s’entretenait avec elle." Dans cet extrait, on comprend toute l'importance du lien au silence auquel le maître intérieur Christ nous initie.


Son "effacement" de l'histoire est en réalité un enseignement fort qui nous est donné, surtout dans un monde où le petit moi ne cesse de vouloir être reconnu et vu.

L'effacement est en vérité: discrétion.

S'effacer au profit de la manifestation du Christ au premier plan.


Dans de nombreuses représentations, Marie-Madeleine a pour symbole le crâne, et celui-ci est porteur d'un message auquel beaucoup de nos contemporains sont encore bien imperméables, même dans la spiritualité.



Le crâne est souvent positionné en bas des plans picturaux, souvent au niveau du livre qui l'accompagne : c'est la mort du mental inférieur qui s'attache à la forme, au reflet, aux croyances, aux représentations connues du monde phénoménal.



Alors que la forme est invitée à mourir, Marie-Madeleine, par sa posture, ouvre une voie d'élévation où ses mains se joignent au niveau du cœur, nous invitant à revenir au centre, au-delà des illusions. Une fois la profondeur retrouvée, celle-ci mène à l'élévation, symbolisée par son regard qui s'élève aux cieux, éclairé par les anges, par une auréole qui la couronne ou encore une ouverture vers le ciel qui l'ensemence d'un faisceau de lumière.


Ce crâne, on le retrouve en tant que relique, conservé et exposé à la basilique Sainte-Marie-Madeleine, mais voilà, ce crâne n'est pas fait pour être idolâtré, car c'est là où le piège se referme. Celui qui va au crâne pour la chercher, la projeter, la fantasmer dans la forme, de par son personnage, sa personnalité, ne fait que s'éloigner.



Face à cette relique que beaucoup remettent en question comme étant véridique, la plus belle initiation est de faire mourir nos projections au sujet de Marie-Madeleine, ne plus la chercher en dehors à travers nos fantasmes, notre approche glamourisée, mais enfin accepter de la rencontrer en tant qu'essence enseignante et vibrante au cœur de chacun.


La grotte qui lui est associée porte ce message de retour à l'intériorité, à l'intimité afin de vivre en soi cette union spirituelle, charnelle en Christ comme état de présence et non pas comme une performance à exposer de partout, car là on tombe dans le piège de la prostituée qui cherche à se nourrir du regard, à racoler.


Marie-Madeleine n'a aucune volonté à ce qu'on lui fasse justice, car c'est un principe au service du plan divin, et son témoignage tel qu'il est, est l'expression de l'initiation que nous sommes appelés à vivre dans un monde toujours plus prisonnier de l'image.


Ainsi on est initié à la communion au silence, à la rencontre de l'intériorité, à la compréhension de la discrétion en termes de qualité, à la rencontre et l'union à la présence, au service total et intégral du Christ en soi.


Jade Rosenbaum 🌹

 
 
 

Commentaires


  • Youtube
  • alt.text.label.Instagram
vecteezy_fresh-pink-rose-isolated-on-transparent-background_47833201.png

© 2022 par
Jade Rosenbaum.
Créé avec Wix.com

bottom of page