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L'initiation, le cadeau de la vieillesse - apprendre à vieillir

  • 22 janv.
  • 3 min de lecture


En tant qu'humain, le vieillissement est une initiation encore nécessaire pour que l'on s'ouvre à ce que nous sommes au-delà du voile des apparences.

Ce que notre société tente de combattre comme une malédiction est en réalité notre plus grande bénédiction, surtout dans un monde où l'image, le reflet de soi, est semblable à une nouvelle religion.


La vieillesse permet d'initier en l'humain un mouvement de retournement.

Au fil de l'âge, le corps, les traits du visage changent, se marquent par le temps et les expériences de la vie.

L'on est peu à peu creusé, appelé à se détacher du reflet en surface pour apprendre à se connaître, naître pleinement en dedans.


L'on apprend à mourir de l'identification à la forme connue, par laquelle on a cherché à plaire, séduire, être validé.

À présent, le temps nous pousse à trouver la vérité de notre reflet en tant que lumière dans notre intériorité.



La vie conspire, malgré nos résistances à nous voir transformés, à une convergence vers le centre où siège notre essence.


Dans un monde accroché à la forme, à la matière, à la représentation qui, de plus, de nos jours, ne fait que s'enfermer toujours plus dans un idéal figé, plastifié, se voir vieillir est le plus beau cadeau qui puisse être fait à notre humanité pour l'aider, par l'expérience, à se détacher.


Le fait de se faire pétrir par l'âge nous permet de plonger au cœur de nous-mêmes afin d'apprendre à ne plus s'identifier en dehors, à mourir de cette habitude.

La seule identification possible se dessine invisible pour les yeux du dehors et se trouve en dedans, en la présence éternelle de Dieu.

C'est là, où peut se révéler en tant qu'évidence, le vrai secret de notre immortalité.


La seule chose qui peut flétrir puis mourir est le reflet, permettant de mettre à jour l'immuable présence divine qui porte la vibration de l'enfant divin qui sourit, rayonne, s'écoule à travers chaque sillon de vieillesse creusé en surface et qui irradie à travers l'âge.

Ainsi, l'état de vieillesse est transfiguré par le vrai sens de ce qu'est la jeunesse éternelle.



Avec l'âge, lorsqu'une femme s'ouvre à la ménopause, c'est un second printemps, comme on dit en Chine ; elle renaît, fleurit à une nouvelle façon d'être Femme.

Elle passe à un niveau supérieur, non plus tournée vers la matière, mais vers l'éther.

Sa capacité à enfanter change juste de plan, elle s'ouvre à la pleine capacité d'enfanter dans le non-manifesté et devient Mère de création dans le monde subtil.


De même, pour les personnes âgées qui n'ont plus l'énergie pour être et agir pleinement dans le monde de la matière, elles entrent dans une phase d'initiation qui les appelle à s'ouvrir à l'art de la contemplation. Un art essentiel pour s'ouvrir aux lois spirituelles, mais une capacité avortée dans notre monde où la frénésie du faire règne.


Nos vieux vivent une bascule qui échappe à nos yeux, ils s'ouvrent peu à peu à l'autre monde, se familiarisent dans le silence et par l'apprentissage à la simple présence.

L'énergie sexuelle est appelée à se verticaliser là aussi pour fertiliser le plan non manifesté.



Lorsqu'avec l'âge on perd nos dents, il s'agit d'un apprentissage au détachement, se détacher de la dimension matérielle, minérale de l'être.

C'est comme si on rendait à Dieu, comme une offrande, cette part minérale en nous afin de vivre notre passage vers l'éther le plus allégé possible.



Et je pourrais vous citer tant d'autres exemples où l'intelligence divine, à travers la vieillesse, nous enseigne, nous élève en l'Amour…

Tout est bénédiction quand l'être s'ouvre et dit un grand Oui à la Vie.


Jade Rosenbaum

 
 
 

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