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Clef pour les moments troubles

  • 24 nov. 2025
  • 3 min de lecture

Que me doit la vie ? Ou plutôt, que dois-je à la vie ?


A-t-on vraiment choisi d'être ici ? Beaucoup vous répondront : « Cette vie, je ne l'ai pas choisie », et pourtant…

Quand tout va mal, que tout semble chaotique, on perd la foi et ce regard d'émerveillement sur le vivant. Et pourtant…


Voilà un rappel, qui souhaite fleurir dans ces moments où la vie, de ses expériences, de ses obstacles, semble trop lourde à porter, à supporter, à honorer.

Repense, laisse-toi traverser de nouveau par tous ces moments de joie intense, de communion, de grâce, de retrouvailles.


Tous ces moments où tu t'es senti béni et où, d'un coup, Dieu t'a révélé son vrai visage à travers ce sentiment, cette évidence d'amour si forte que tous les malheurs du monde s'effaçaient. Regoûte un instant au regard de l'être aimé, au câlin de l'enfant, au « je t'aime » qui résonne encore en toi comme écho de l'éternité.


Souviens-toi de l'union totale, cette jouissance avec le vivant, avec ce qui est, qui t'a fait sentir : « C'est donc ça, tout est là, à présent je peux mourir ».

Nous avons tous une épiphanie dans notre vie, une levée des voiles, voire même plusieurs, qui annoncent la promesse des grandes célébrations au mariage.

À tous ces moments où le mot bonheur a résonné dans chacune de nos cellules si fort que le mot lui-même paraît bien trop timide face à son étendue de félicité.


Ces moments sacrés sont dons de Dieu et, ne serait-ce que pour cela, pour honorer, remercier d'avoir reçu, goûté, vécu, rien que pour cela, chaque jour entre tes doigts est une grâce pour honorer ce que tu as reçu. Que chaque acte du quotidien soit consacré, dédié pour honorer la vie. Donne à ton tour, dans chaque action, la résonance inscrite à jamais de ce que le divin t'a fait contempler, toucher, célébrer et héberger, à présent logé dans le silence de ton cœur.


Pour le divin qui est venu se révéler, à nous de lui donner chaque jour, dans tout ce que l'on fait, l'occasion de raisonner de façon amplifiée.


Et si, dans ta vie, à tes yeux, seul le malheur a frappé, sans t'avoir offert la grâce de saluer sa magie, alors l'éternel t'a donné un autre cadeau, mais trop bien dissimulé pour le reconnaître.

Si, jusqu'alors, la vie te semble âpre sans connaître la saveur du mot bonheur, c'est une grâce pour voir, être témoin de ce que la vie devient lorsqu'on oublie d'y révéler le sacré. « Regarde ce qui a lieu quand les humains oublient la force d'amour qu'est la vie ».

On t'a donné à voir pour t'ouvrir les yeux et le cœur, pour qu'à ton échelle, à ton tour, il n'y ait qu'une seule urgence : raviver la flamme de vie là où elle a été éteinte.


Sentir en toi la seule voie de salut, c'est-à-dire réinviter, remettre à jour la voie du sacré là où la plupart ont préféré se détourner.

Si tu n'as pas de lumière, de souvenir heureux auquel te raccrocher, c'est que, depuis toujours, la lumière, c'est toi, en toi.

Et parce que tu vas conscientiser le sacré à l'œuvre en toi, alors tu ne pourras plus te détourner mais simplement avancer avec cette vérité, dont tu raviveras le souvenir dans le cœur de tous les amnésiques, les exilés du royaume divin.


Avant de te demander « Qu'est-ce que me doit la vie ? », demande-toi plutôt aujourd'hui :

« Que dois-je à la vie ? » Et ne serait-ce que d'ouvrir en toi ce nouveau prisme, alors déjà là, le don se fait, le grand retournement du don de soi.


Jade Rosenbaum

 
 
 

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